Courier Musalaha

Automne 2007

 

Un mot du directeur

Les mois d’été à Musalaha sont toujours bien remplis car c’est durant cette période que nous organisons nos deux plus grands rassemblements de l’année: le camp d’été pour les enfants israéliens et palestiniens âgés de 9 à 12 ans - qui se déroule dans le village baptiste, et un autre camp pour les enfants palestiniens, de 7 à 12 ans, issus de familles chrétiennes et musulmanes. Le premier camp a connu une forte fréquentation lors de ces 5 dernières années. Quant au second, il n’a lieu que depuis deux ans mais nous e n sommes particulièrement fiers. En effet, ce projet n’a pas été mis en route par l’équipe de Musalaha mais par un groupe de femmes palestiniennes ayant participé à certains de nos programmes.

Tout camp d’été, mené de manière appropriée, est l’opportunité de «façonner» le caractère des enfants, chose impossible à l’école. En effet, les enfants ont tendance à résister à l’influence didactique de l’école, attendant impatiemment pendant toute l’année scolaire l’heure de partir en camp de vacances. Le camp d’été est également une chance unique d’apporter, «sans en avoir l’air», quelques enseignements utiles au développement de leur personnalité – et ceci à travers des activités que les enfants apprécient.

C’est justement parce que ces camps ont une grande influence sur les enfants et sur la jeunesse en général que Musalaha investit autant d’énergie dans leur préparation. De 9 à 12 ans en particulier, les enfants sont plus ouverts socialement qu’ils ne le seront de toute leur vie. Cette tranche d’âge n’est pas encore affectée par la longue et agonisante recherche d’identité et d’appartenance propre à l’adolescence et ne s’est pas encore «enfermée» dans des logiques de clans ou dans d’autres groupes sociaux leur demandant de se conformer à certaines règles. Ces «préados» jouent avec quiconque fait preuve de gentillesse à leur égard. C’est la raison pour laquelle il est si important que chacun ait la possibilité de jouer avec les enfants «de l’autre bord». En particulier ici, où les écoles (et autres camps d’été) accueillent les enfants en fonction de leur ethnie et de leur religion, notre camp représente un terrain de rencontre unique et extrêmement important.

Comment savons-nous que nos camps ont réellement un impact? Et bien, c’est l’effet «j’y reviens» qui l’indique. Après 5 années consécutives, nous commençons à voir des animateurs qui, cinq ans auparavant, étaient eux-mêmes des campeurs à Musalaha ! Il y a aussi ce que j’appelle l’effet «lumière du monde». Un campeur assidu à Musalaha participe à un autre camp de vacances et y entend un autre enfant tenir des propos racistes. Plutôt que de garder le silence, le jeune campeur de Musalaha lève le doigt avec assurance en disant: «Ce n’est pas vrai!». Lorsque nous voyons des jeunes de 10 ans prendre courageusement position contre le racisme, nous sommes amenés à penser que ces camps d’été apportent réellement quelque chose de positif.

Dans cette lettre d’information, nous passons en revue les différentes manifestations qui ont eu lieu depuis la dernière lettre d’information, en Juin.

Dr. Salim J. Munayer

 

 

En trois langues

En juillet, Musalaha a organisé son cinquième camp d’été pour des enfants israéliens et palestiniens de 9 à 12 ans. Grâce à Dieu, le nombre d’inscriptions augmente chaque année, et, cette année, nous avons accueilli 50 enfants parmi lesquels plusieurs avaient déjà participé au camp auparavant. Le fait que les enfants reviennent nous montre que nous sommes sur la bonne voie. Cet été, un de leurs jeux favoris fut d’apprendre par cœur des versets bibliques. Chaque matin, les enfants recevaient trois versets bibliques, tous écrits en arabe, en hébreu et en anglais. Cet exercice a obligé les enfants israéliens à demander aux enfants palestiniens comment lire l’arabe et les enfants palestiniens ont aussi eu besoin de l’aide des enfants israéliens pour lire l’hébreu. Pour chaque verset qu’un enfant mémorisait dans les trois langues, son équipe recevait une étoile qui était accrochée au mur. Avec enthousiasme, les enfants apprirent par cœur le plus grand nombre possible de versets et, à la fin du camp, le mur tout entier était recouvert d’étoiles.

Chaque jour, nous avons donné aux enfants un petit enseignement sur ce qu’il faut savoir sur la prière: comment, pourquoi, quand, où et qui prier – leur montrant ainsi la voie à suivre pour apprendre à prier de leur propre chef. Pour alimenter la prière, nous avons installé une «boîte à prière» où ils pouvaient mettre leurs requêtes et, chaque matin, tous ensemble, nous portions toutes ces choses devant le Seigneur. Pour les adultes, c’était passionnant d’ouvrir cette boîte et de la trouver remplie chaque jour!

Lors de notre dernière étude biblique, l’un des animateurs a dit aux enfants: «C’est votre dernier jour ensemble, et je voudrais vous encourager à commencer à prier les uns pour les autres. Nous venons d’endroits différents et nous ne sommes pas censés être des amis. Lorsque nous prions “Notre Père qui es aux cieux”, cela signifie que nous avons le même Père, ce qui fait de nous des frères et des sœurs. Que pouvez-vous faire de plus grand pour vos frères ou vos sœurs que de prier pour eux? Vous pouvez remercier Dieu pour leur existence et prier pour qu’ils gardent l’espoir lorsqu’ils traversent des moments difficiles. Vous pouvez prier qu’ils soient toujours dépendants de Dieu. Vous pouvez rendre grâce à Dieu parce qu’Il les pardonne comme Il vous pardonne à vous aussi. Vous pouvez demander la bonté de Dieu dans leur vie. Je suggère qu’avant de retourner chez vous, vous écriviez les noms des campeurs avec qui vous avez partagé la chambre sur une feuille de papier, que vous placiez cette feuille dans votre Bible, et que vous continuiez à prier pour eux, même après la fin du camp.»

Je suis reconnaissant envers tous ceux qui ont pris part au camp de cette année, en particulier le personnel et les volontaires. Il a fallu beaucoup de travail pour que ce camp soit un succès. Et je suis certain que ce fut une réussite, car le dernier jour, nous étions tous épuisés!

 

 

De la sagesse pour discerner

Shadia Qubti, Coordinatrice de projet

Généralement, le «camp d’été» est synonyme de «grands moments de divertissement et de camaraderie». Mais à Musalaha, nous avons un autre but: faire entrer le plus d’enfants possible dans un processus de réconciliation. Et cette année, un incident nous a rappelé à quel point cela était important.

Lorsqu’un conflit perdure, la minorité (ou bien la partie la plus faible) craint souvent de devenir victime de discrimination. Il ne s’agit pas d’une forme de paranoïa. Il est évident que si ce phénomène ne se produisait pas, ce ne serait pas raisonnable de s’y attendre. Mais, si l’on s’y attend, on finit quelquefois par voir la discrimination même là où elle n’existe pas.

Le temps passait rapidement au camp et chacun était absorbé par ses nombreuses activités. Mon travail était de guetter le moindre signe de conflit, et j’étais donc particulièrement vigilante sur les relations entre les animateurs et les jeunes campeurs. Un jour, de loin, je vis se produire quelque chose d’anormal entre deux responsables de chambrées. Je m’approchai pour comprendre ce qui se passait. Les deux animatrices m’expliquèrent qu’une des campeuses, une jeune fille palestinienne nommée Reem, avait dit à ses amis qu’elle trouvait Dan, un jeune garçon israélien, mignon. Cette information parvint aux oreilles de Dan, et comme ses copains le taquinaient sans cesse à ce sujet, ils le poussèrent à intervenir. Finalement, il céda à la pression du groupe et, accompagné de ses amis, il alla voir Samar, la monitrice de Reem. «Est-ce que Reem est jolie?» demanda-t-il. «J’ai entendu dire qu’elle est moche». Cela amusa beaucoup les amis de Dan. Mais Samar, l’animatrice palestinienne, ne l’entendit pas de cette oreille. Profondément blessée, elle répondit à l’enfant: «Es-tu en train de dire que Reem est moche parce qu’elle est arabe?»

Dès lors, la situation ne fit qu’empirer. Dan se retrouva bientôt accusé de racisme, non pas par une, mais par deux animatrices palestiniennes. C’est à ce moment-là que je suis entrée en scène, pour calmer les deux animatrices, et leur expliquer que c’est précisément pour cela que nous sommes ici. Ce n’est pas notre travail d’empêcher que de telles choses se produisent. Cependant, nous devons être prêts lorsqu’elles se présentent. C’est la façon dont nous les gérons qui fait toute la différence. Les enfants ne font que reproduire ce que la société leur enseigne. Nous ne devons pas leur faire de reproches, mais leur montrer que l’amour de Dieu permet de réagir différemment.

Alors que j’expliquais aux animatrices comment gérer les accès de racisme chez les enfants, je me rendis compte que quelque chose «ne collait pas». Dan n’était pas disposé à s’excuser, et ses amis – ceux qui lui avaient dit que Reem était «moche» - étaient tous palestiniens. En fait, tous les enfants avec qui Dan s’était lié d’amitié durant le camp étaient palestiniens. Je fis donc venir Dan pour avoir un entretien privé avec lui.

A l’instant où je me retrouvai seule avec lui, il éclata en sanglots. Je lui dis de ne pas avoir peur. «Je veux seulement comprendre ce qui s’est passé» assurai-je. En écoutant sa version des faits, il m’apparut clairement qu’il avait été accusé à tort. Il n’avait jamais pensé que tous les Arabes étaient laids. Je lui expliquai alors que c’était mal de dire de Reem qu’elle était laide, car cela la blessait dans ses sentiments. A partir de ce moment-là, Dan fut prêt à demander pardon à Reem et les animatrices s’excusèrent auprès de lui pour avoir tiré des conclusions hâtives à son sujet. Une heure plus tard, tout était rentré dans l’ordre, et chacun était de nouveau occupé à jouer et à travailler.

Le vendredi, après la fin du camp, alors que je retournais à pied à la maison, accompagnée de deux collaboratrices habitant dans mon voisinage, je vis trois adolescentes israéliennes, de 14 -15 ans environ, croiser un jeune homme arabe. Elles lui lancèrent des regards en coin et se mirent à glousser entre elles. Lorsqu’il se retourna pour voir ce qui les faisait rire, elles s’enfuirent en courant. Le jeune homme se retourna de nouveau, le regard sombre, et continua sa route. Du haut de la rue, à distance, les jeunes filles se retournèrent et lui crièrent d’une même voix: «Sale Arabe!».

Ce dernier incident est un cas de racisme – celui du camp n’en était pas un. En réalité, s’il y a eu racisme dans le camp, c’est envers le jeune garçon israélien. Parfois, nous avons tous, Palestiniens aussi bien qu’Israéliens, tendance à lever trop vite et trop haut «le carton rouge de la discrimination». La Bible nous enseigne à ne pas porter de fausses accusations. Nous devons apprendre à dominer nos sensibilités personnelles afin d’être capables de distinguer les fautes réelles des fautes imaginaires.

Mais alors, comment devons-nous répondre lorsque nous sommes réellement victime(s) du racisme? Nous devons ne pas attaquer et ne pas accuser, sans pour autant garder le silence et nous enfermer dans la souffrance, permettant ainsi à l’injustice de continuer. «Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant» (2 Timothée 4:2).

 

 

Les voix du changement

Les témoignages suivants ont été recueillis lors des Conférences sur l’Identité des Femmes, qui ont eu lieu les 25 et 26 avril, ainsi que les 22 et 23 juin, à Talitha Koumi.

 

«Mon père m’a rejetée lorsqu’il a appris que je fréquentais Musalaha. Je ne l’ai pas vu pendant des mois. Ce n’est pas à cause du fait que je rencontre des femmes israéliennes qu’il s’est éloigné de moi. Il a lui-même de bonnes relations avec les Israéliens. Il croit même à la réconciliation. Ce qu’il n’arrivait pas à accepter, c’est que je rencontre des femmes palestiniennes venant d’autres églises. Nous nous appelons tous Chrétiens, mais selon lui, les autres ne le sont pas. Il a donc vu en moi une traîtresse au regard de la vraie foi.»

 

«Voilà, comme vous le savez tous, j’ai grandi en fréquentant les écoles israéliennes, en parlant l’hébreu et en passant mon temps libre avec mes jeunes amies juives. En d’autres termes, j’ai vécu une vie israélienne très “normale”. Mais je n’oublierai jamais ce que me répondit la maîtresse, à mon premier jour d’école, lorsqu’elle me demanda mon nom et que je lui répondis Abeer (un nom arabe très répandu): “Bien, nous t’appellerons simplement Sarah”. A travers les années, comme toute l’école m’appelait Sarah, je devins Sarah. J’ai assimilé complètement cette identité israélienne. Ainsi, lors des épreuves du baccalauréat, j’ai naturellement écrit “Sarah” sur mes copies. Le Ministère de l’Education voulut refuser mon examen et me forcer à le repasser, car comme ils le disaient, mon vrai nom n’était pas Sarah. Techniquement, ils avaient raison, mais ce fut un choc terrible pour moi. C’était comme si je n’étais plus autorisée à être “moi-même”. Cela a eu pour effet de me jeter dans une profonde crise identitaire. Bien sûr, cette Sarah n’était pas moi – et je m’en rends compte aujourd’hui. J’avais consenti à porter ce nom seulement pour être acceptée dans la société israélienne.»

 

«Quand j’ai immigré des Etats-Unis vers Israël avec mon mari (qui est juif), je suis venue en tant que Chrétienne. Mais, il y a quelques années, j’ai découvert que j’avais des ancêtres juifs et que, selon la loi, j’étais moi-même juive. Je reçus cette nouvelle avec joie en pensant que mes amis juifs allaient m’accepter comme “l’une des leurs”. Mais, ma volonté à démontrer ma judaïcité récemment découverte leur importait peu et ils continuèrent à me considérer comme une Chrétienne et une étrangère. Je me mis alors à penser que peut-être ils avaient raison. J’avais peut-être essayé d’être celle que je n’étais pas. Ce rejet m’a empêché d’apprécier cet héritage. Cependant, je suis parvenue à comprendre que Dieu m’appelle à accepter mes racines juives, mais aussi à me sentir à l’aise indépendamment de comment les autres me considèrent et me traitent. Et cela n’est possible qu’à travers l’amour de Dieu.»

«Lors d’une conférence, alors que nous devions nous présenter à tour de rôle, je me suis levée en disant mon nom et en me décrivant comme une croyante éthiopienne. Après cela, un de mes amis – je ne dirai pas lequel – est venu vers moi et m’a dit que je ne devais pas me voir sous ce point de vue. “Tu es de nationalité israélienne, comme moi. Nous sommes pareils.” Mais je répondis: “Non, je suis éthiopienne.” “Mais nous ne devons pas parler de nos différences,” répliqua-t-il. “Mais je suis noire, et tu es blanc,” lui rétorquai-je. “Oui, mais nous devons nous concentrer sur nos points communs, nous sommes tous deux israéliens.” Mais, connaissant très bien mon identité, j’ajoutai seulement: “Avant tout, je suis et je reste une israélite éthiopienne.” Et nous en restâmes là.»

 

 

Camp d’été à Abud

Shireen Awwad-Hilal, Coordinatrice de projet

L’an dernier, Musalaha a organisé son premier camp d’été à Zababdeh, un village du nord de la Cisjordanie. Zababdeh, avec ses 2000 habitants, dont la moitié sont des Chrétiens, se trouve situé dans une région où l’écrasante majorité de la population est musulmane. Environ 130 enfants chrétiens ont participé au camp d’été. Somme toute, le camp s’est déroulé à merveille et les villageois étaient heureux que cela se passe chez eux.

Cette année, notre second camp d’été a eu lieu au sud de la Cisjordanie, dans un village appelé Abud. Parmi les 1200 habitants d’Abud, on compte 60% de Chrétiens. Pour la deuxième année consécutive, nous n’avons pas seulement accueilli des enfants chrétiens: environ 20 participants sur les 100 campeurs étaient musulmans ! Le travail de planification fut allégé cette année car nous avons pu tirer avantage de tout ce qui avait été fait l’année précédente. Cependant, l’équipe de Musalaha s’est donné beaucoup de peine pour recruter des animateurs parmi les femmes et les jeunes gens du village. Dans notre culture, ce n’est pas chose facile: la pensée qu’une femme puisse s’absenter de son foyer pendant une semaine est tout simplement inconcevable. Pourtant, 11 femmes et 7 jeunes adultes nous ont rejoints, et quelques-uns d’entre eux avaient même participé au camp de Zababdeh.

En Cisjordanie, il n’ y a que Musalaha qui organise des camps d’été. Cependant, l’idée ne vient pas de nous, mais de participants à nos programmes. Des mères palestiniennes, lors de nos rencontres entre femmes, se sont rendu compte que les enfants israéliens avaient beaucoup plus d’opportunités extrascolaires que les enfants palestiniens, surtout en matière de camps de vacances. Il est difficile de se réconcilier lorsqu’une partie est nettement plus défavorisée que l’autre. Ces femmes se sont donc chargées de la responsabilité de faire quelque chose pour la génération future. Inspirées de ce qu’elles avaient appris à Musalaha au sujet de la réconciliation, elles l’ont appliqué à leurs propres camps, qui sont devenus uniques en leur genre! Ce sont les seuls camps d’été dans la zone d’autonomie palestinienne qui rassemblent des Chrétiens de différentes églises – sans parler des Musulmans qui y participent également.

Lorsque nos yeux se portent sur le Moyen-Orient, nous voyons avant tout le conflit israélo-palestinien, mais ce n’est pas le seul conflit dans notre région. La société palestinienne, tout comme la société israélienne, est divisée suivant des clivages raciaux et religieux, et ces communautés doivent souvent supporter des relations tendues entre elles. L’objectif visé lors du camp d’été est donc, pour l’avancement de la paix au Moyen-Orient, aussi important que la réconciliation israélo-palestinienne.

 

 

Nouvelles de la famille Munayer

Depuis les dernières nouvelles que nous avons envoyées en mars, Jack (17 ans) a passé la première moitié de ses examens du Baccalauréat – et il a très bien réussi, merci Seigneur! – et Daniel (15) s’est rendu en Islande, où il a fait la fierté de Jérusalem par son résultat lors d’une compétition internationale de natation. Lors de compétitions au niveau national, Daniel a encore amélioré son temps. Durant tout l’été, John (13) est passé à travers une série d’épreuves de sélection pour entrer dans l’équipe junior de football de Jérusalem Beitar et – à notre grande surprise – il a réussi. (C’est très difficile d’y être accepté: les garçons en rêvent et essayent pendant des années et John n’a pas fait exception à la règle.) Il doit maintenant s’entraîner cinq fois par semaine ! Jack et John se sont tous deux portés volontaires pour servir en tant qu’animateurs de camp pendant tout l’été, et Sam (9) a participé à deux camps. Il s’est joint à un groupe de natation mieux adapté à son niveau, bien qu’il soit plus jeune que les autres.

Bien sûr, avec tous ces entraînements sportifs, ces épreuves de sélection et ces compétitions, moi, Kay, j’ai dû conduire en permanence les garçons aux quatre coins de la ville (et même au-delà). Et si nous ne nous rendions pas à l’école ou à une activité sportive, nous étions en chemin pour le groupe de jeunesse, les cours particuliers de math, les leçons de piano, les fêtes, les activités extrascolaires, les réunions de famille… AHHH !

Salim a enseigné à Wycliffe Hall summer school en juillet à Oxford, et nous sommes à peine de retour de notre voyage d’Angleterre. Pendant les dix premiers jours, Jack et Daniel se trouvaient en Hollande, à une rencontre de jeunesse, organisée par Musalaha, et rassemblant des Israéliens, des Palestiniens et des Hollandais. Le reste de la famille est resté à Bolton en les attendant. Etant maintenant tous de retour à la maison, nous nous préparons pour la rentrée des classes.

 

 

Evénements à Venir

22.–24.11. Rencontre pour les Femmes

7.–8.12. Réunion locale pour les Femmes à Bethléem

7.–8.12. Rencontre du «3ème bord», à Tantur

Décembre rencontre de jeunesse

 

 

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